Archive pour la catégorie 'Médaille d'or'

Médaille d’Or 2007 Jean‑Jacques DOYEN

Jeudi 14 juin 2007

Médaille d’Or 2007 

Comité des Arts Chimiques

Jean‑Jacques DOYEN


Jean-Jacques Doyen, né en 1948 à Angoulême, après avoir suivi une formation d’ingénieur civil à l’Ecole des Mines de Nancy, commence sa carrière en 1971 à Creusot‑Loire en tant qu’ingénieur de développement au service Aciérie au Creusot, puis la poursuit de 1972 à 1989 à FRAMATOME .

Au cours de ces 18 années, il aborde successivement la résolution de problèmes de conception, validation, exploitation de tuyauteries et cuves de centrales nucléaires, traitant notamment des problèmes de fissuration sous irradiation.

Son évolution hiérarchique vers des fonctions de Chargé de programme R&D, Chef de la section planification et commercialisation du Développement technique, Chef du Département Evaluation et Secrétaire du Comité de Diversification, le consacre de plus en plus à des tâches de coordination, planification, négociation d’accords de recherche entre FRAMATOME et des organismes français et américains.

C’est au cours de la période 1986 ‑ 1989 que s’infléchit la carrière de Jean­Jacques DOYEN vers le secteur des techniques membranaires et de leurs applications dans le domaine du traitement des eaux et du développement durable. En effet, en tant qu’Assistant du Directeur Technique en charge du Développement des activités nouvelles de proximité, il est amené à évaluer des recherches de Framatome dans le domaine des techniques membranaires, à mettre en valeur les atouts de la recherche pour la fabrication de membranes d’ électrodialyse et d’électrolyse par irradiation de film, à rechercher des partenaires industriels pour la fabrication et le développement de nouveaux procédés de traitement notamment pour le retraitement des eaux usées de sociétés de traitement de surface.

Il émet l’idée qui aboutira à la création de la société MORGANE financée par les apports en brevets de Framatome et Acome,les apports financiers de Corning et une subvention d’EDF. Il devient PDG de cette nouvelle société.

En 1990, il entre à la Lyonnaise des Eaux comme Directeur du Projet Membranes, en charge de crcer, avec les chercheurs en ultrafiltration de LYONNAISE des EAUX, la filiale AQUASOURCE chargée de valoriser l’acquis du Groupe. De 1991 à 1997, il devient gérant de cette société codétenue par LYONNAISE DES EAUX et sa filiale DEGREMONT. L’introduction, dans la culture des chercheurs, de la notion d’entreprise industrielle permet d’obtenir un résultat bénéficiaire dès 1993, de multiplier par 7 le chiffre d’affaires en cinq ans. AQUASOURCE devient ainsi le leader européen de la clarification et désinfection par membrane d’ultrafiltration, et acquiert une position de premier plan au Japon, en Chine, en Corce du sud et en Indonésie ainsi qu’aux USA.

Ces succès valent à Jean‑Jacques DOYEN d’accéder à de hautes fonctions au sein du Groupe SUEZ:

‑ de 1997 à 2000, Directeur de la Technologie de SUEZ ‑ Lyonnaise des Eaux, en charge de la coordination des programmes de R&D du Groupe qui s’élèvent à 200 millions d’euros par an. A ce titre il crée des synergies entre les quatre métiers du Groupe: énergie, eau, propreté, communication et organise la collaboration avec de grands organismes de recherche nationaux comme le CEA

Pour ce parcours d’innovation technologique et de réussites industrielles, et sur proposition du Comité des Arts Chimiques, François COLIN étant rapporteur, la Société d’Encouragement pour l’Insdustrie Nationale remet aujourd’hui à Jean-Jacques DOYEN une Médaille d’Or 2007.

 

Médaille d’or 2007 André MASSON

Jeudi 14 juin 2007
Médaille d’or 2007 
COMITE DES ARTS DES ARTS PHYSIQUES 
André MASSON
Né en 1921 à Paris, André Masson, après avoir obtenu le diplôme de technicien de l’École Professionnelle d’Optique et Mécanique de Précision, a poursuivi ses études tout en travaillant au laboratoire du Duc de Grammont, fondateur avec Charles Fabry de l’Institut d’Optique.

Diplômé en 1948 ingénieur de l’École Supérieure d’Optique de Paris, il commence sa carrière d’ingénieur à l’entreprise d’Optique de Précision de Levallois (OPL) où il participe à la création d’un nouvel appareil photographique de format 24×36, révolutionnaire à l’époque: le FOCA.

C’est en 1952 que Pierre Angénieux, le grand spécialiste en calcul des combinaisons optiques, fait appel à André Masson pour prendre la direction technique de l’entreprise qu’il a créée en 1935, puis installée, en 1939, à Saint‑Héand, son village natal, près de Saint-Étienne.

Les principales productions de l’entreprise sont alors des objectifs d’appareils photographiques et de cameras cinématographiques, pour amateurs et pour professionnels, dont la demande s’accroît considérablement du fait des progrès rapides en finesse et sensibilité des émulsions photographiques (noir et blanc puis couleurs) et de l’extension rapide de la télévision.

Appareils photo et caméras, ainsi qu’appareils de projection pour films de petit format, ne sont plus l’apanage des seuls professionnels mais entrent progressivement dans tous les foyers.

Pierre Angénieux apporte des solutions radicalement nouvelles comme les objectifs « rétrofocus», les « zooms », et de nombreux autres produits originaux.

De leur côté, les opérateurs de télévision font appel à son expérience pour les optiques de leurs appareils d’enregistrement et de restitution. Et c’est André Masson qui est chargé de créer ces mécaniques complexes des montures des objectifs et d’en organiser la fabrication: lentilles, mécaniques, réglages, contrôle,…, tout ce que nécessite une industrialisation de produits de très grande précision.

A partir de 1958 et jusqu’à sa retraite en 1988, André Masson assure la Direction Générale de la Société Pierre Angénieux. Au fil du temps, l’évolution du marché conduit l’entreprise à diversifier sa production: et pendant cette période la Société dépose 26 brevets d’invention dont André Masson est l’inventeur, protégés dans le monde entier.

Ces brevets concernent des applications des systèmes optiques à des domaines aussi variés que des systèmes de guidage de missiles en infrarouge, des systèmes de conjugaison holographique, un système séparateur pour la télévision en couleurs, un projecteur d’éclairage

« lumière froide » de la table d’opération pour blocs opératoires, des endoscopes médicaux,…. Ils ont débouché sur un marché mondial très varié: entreprises de fabrication de caméras de télévision, hôpitaux, l’Espace, la Défense…
L’entreprise a depuis été reprise par THALES

Au moment de sa prise de retraite industrielle, en 1988, Hubert Curien demande à André Masson de présider le Club NANOTECHNOLOGIE, qu’il vient de fonder pour inciter à des échanges d’idées les industriels s’intéressant à ces nouvelles techniques, ce qu’il fait avec une compétence indiscutée.

Il vient d’en quitter la présidence, mais ses collègues ont tenu à lui marquer leur reconnaissance en le nommant: Président d’Honneur‑Fondateur, et les pouvoirs publics en l’élevant au grade d’officier de l’ordre National du Mérite.

En reconnaissance de cet exceptionnel parcours professionnel, le Comité des Arts Physique, Claude Veret étant rapporteur, a proposé à la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale d’attribuer à André MASSON une Médaille d’Or 2007