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ExpoFrance 2025

Expositions universelles:  un héritage à honorer et à transmettre

 

Du Moyen-Age avec les foires de champagne, au XIIIème ou elles continuent de s’égrener avec la concurrence nouvelle de Paris et de Lyon, les foires se généralisent plus favorablement avec la fin des troubles intérieurs au XVIIème.

La première exposition post-révolutionnaire, organisée par le député des Vosges François de Neuchateau, en 1796 au château de Saint–Cloud, mettait en contact fabricants et marchands. Son succès a entrainé sa reconduite les années suivantes, à Paris.

François de Neuchateau, sénateur sous le Consulat et l’Empire, partageait les mêmes conceptions industrielles et commerciales avec Jean-Antoine Chaptal, chimiste et industriel. La Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale fondée en 1801, les a rapproché, avec la mission générale d’encourager une France essentiellement agricole, à s’industrialiser dans tous les domaines et sur toute son étendue. Elle organisa  à son siège  une « exposition permanente de prototypes » pour rapprocher inventeurs, fabricants et marchands. En 1803, elle créa le cabinet des manufactures françaises et étrangères. Elle s’impliqua, durant tout le XIXème siècle, dans toutes les expositions nationales et universelles, y compris celles de 1889 et 1900, initiant et organisant les premières, puis comme participante active dans les autres expositions. Elle y attribuait ses propres prix. Elle lança des souscriptions ciblées en 1863,1867, 1878, 1889. L’une d’elles notamment constitua le premier fonds de chômage français.

Par la suite, le Centre Français des Expositions, créé en 1885, ayant été reconnu d’utilité publique en juin 1901, assura seul le relais, libérant la Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale engagée sur d’autres fronts, en particulier pour stimuler, avec Henry Le Chatelier, la recherche industrielle française, en retard face à celle d’Outre Rhin, et développer la normalisation industrielle et faire connaître le taylorisme débutant.

Une tradition et un patrimoine sont à honorer et à transmettre sans réserve. Cependant, nous pouvons noter une évolution, voir une révolution des modèles économiques, culturels et sociaux des expositions universelles.

 

Le modèle contemporain

La dernière Exposition universelle organisée à Shanghai en 2010, était d’une importance capitale pour la Chine. Elle a constitué une vitrine qui a fait la démonstration d’une ville moderne et à accélérer les échanges diplomatiques. La Chine a bénéficié, par cette exposition, d’une visibilité internationale sans pareil et s’est ouverte davantage sur le monde parallèlement.

L’évènement a accueilli le plus grand nombre de participants (192 nations et 50 organisations internationales), reçu 73 millions de visiteurs et reste comme celle qui a coûté le plus cher dans l’histoire des Expos (11,96 milliards de yuans (1,89 M$US)). L’investissement conséquent réalisé pour l’organisation de cette exposition universelle a été largement compensé par des bénéfices qui ont atteint plus de 1 milliard de yuans (158 M$US).

Loin du projet Dubaï 2020 et de son thème technologique « Connecter les esprits, construire le futur », l’exposition universelle de Milan sur le thème « Nourrir la planète, énergie pour la vie » avec 140 pays représentés dans 150.000 mètres de pavillons construits et pour une emprise totale de l’exposition supérieure au million de mètres carrés peut être considéré comme un succès.

 

La France de 2025

Milan a tracé les fondations de l’exposition universelle France 2025. Une voie tracée entre culture et nouvelles technologies ou la nation française doit pouvoir prendre sa place dans un contexte de mondialisation. Cet évènement installera sont cœur dans le grand Paris pour irriguer les réseaux et les systèmes collaboratifs dans l’ensemble des sociétés de ce monde.

Jean-Christophe Fromantin, président d’ExpoFrance2025 et député-maire UDI de Neuilly-sur-Seine, est l’initiateur de la candidature de la France à l’exposition universelle de 2025. Le meilleur moyen pour la France, selon lui, de développer des filières d’avenir et de trouver sa place dans la mondialisation. Son discours est étonnant : « Il ne faut plus concevoir une Exposition comme le rassemblement en un lieu unique de bâtiments où chaque pays expose son savoir-faire. L’avenir est aux réseaux, au polycentrisme, aux systèmes collaboratifs. C’est pourquoi nous envisageons d’organiser l’Exposition autour d’un espace numérique central dans le Grand Paris et de 12 sites thématiques répartis entre l’Ile-de-France et les grandes métropoles françaises. Sachant que ces 12 sites seront consacrés à 12 thèmes différents.

Il faut revenir à la philosophie initiale des Expositions universelles. En 1855, il n’y avait pas de pavillon par pays, mais une volonté de présenter les plus incroyables innovations. »

La Société d’Encouragement pour l’Industrie Nationale est convaincue : le collaboratif s’impose. L’exposition universelle de 2025 entend réaffirmer la place immuable de l’humain au centre de territoires en mutation. Chaque territoire, chaque entreprise, chaque secteur de la société civile pourra proposer un projet pour 2025. Tous ensemble, nous devons soutenir cette candidature et adhérer à JE VŒUX 2025.

La Société d’Encouragement est Partenaire Institutionnel.

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Lien site : http://www.expofrance2025.com/le-projet-de-candidature.html

Lien film : https://www.youtube.com/watch?v=dXtg_SyLyog&feature=youtu.be

Dossier de presse: Dossier de presse complet EXPOFRANCE 2025 – Bercy 21102015